Les nouvelles

Prix Les Arts et la Ville 2014 

par Ana Maria Surugiu

Nos institutions municipales remportent les honneurs à l'échelle québécoise!

Deux projets d'Espace pour la vie et un du Centre d'histoire de la Ville de Montréal ont été récompensés lors de la remise des prix de reconnaissance Les Arts et la Ville 2014 hier soir à Alma. Fruit du travail concerté du Bureau d'art public de Montréal et d'Espace pour la vie de la Ville, l'œuvre numérique réalisée par les artistes Mouna Andraos et Melissa Mongiat de Daily tous les jours, qui a pour titre Chorégraphies pour des humains et des étoiles et qui est nouvellement intégrée au Planétarium Rio Tinto Alcan, a remporté le prix Culture et développement. Le parcours d'interprétation de l'Arboretum du Jardin botanique, réalisé conjointement par la firme Groupe 90-0 (consortium d'In situ atelier d'architecture, Vlan Paysages, Bla bla Blais, Uniform 1F) et Espace pour la vie, a reçu le prix Aménagement, tandis que le Centre d'histoire a reçu une mention pour le projet Vous faites partie de l'histoire ! qu'il présente de façon récurrente depuis 2006. Les trois projets ont été récompensés dans la catégorie des villes de 100 000 habitants et plus.

« Je félicite Espace pour la vie et le Centre d'histoire de Montréal pour ces distinctions. Nous aspirons à rendre la culture et l'histoire toujours plus accessibles, présentes et vivantes pour tous les citoyens. Grâce à ces projets, notre approche est ainsi plus touchante, accueillante et inclusive », a déclaré Mme Manon Gauthier, membre du comité exécutif et responsable de la culture, du patrimoine, du design, d'Espace pour la vie et du statut de la femme à la Ville de Montréal.

Le prix Culture et développement est remis à une municipalité locale ou régionale pour une réalisation culturelle qui se distingue par son apport au développement de la collectivité, tandis que le prix Aménagement souligne l'effort déployé par trois municipalités locales et régionales qui intègrent la culture à l'aménagement de leur territoire. « Nous sommes fiers de ces prix puisqu'ils récompensent nos efforts de participation, co-création et d'interactivité avec tous les Montréalais. L'œuvre Chorégraphies pour des humains et des étoiles au Planétarium et le parcours d'interprétation de l'Arboretum convient le visiteur à vivre une expérience qui allie science, art et émotion. Ce type d'interaction avec le public est à la base de notre vision pour le développement de l'art sur le territoire montréalais et à Espace pour la vie », d'indiquer Mme Manon Gauthier, membre du comité exécutif responsable de la culture, du patrimoine, du design, d'Espace pour la vie et du statut de la femme

La mention décernée au Centre d'histoire est rarement attribuée ce qui ajoute au prestige de cette reconnaissance. Vous faites partie de l'histoire ! est un programme éducatif sur l'histoire de Montréal destiné aux classes d'accueil du niveau secondaire. L'activité vise à favoriser le sentiment d'appartenance des élèves, et de leurs familles nouvellement arrivés à Montréal, en leur faisant découvrir les richesses culturelles de leur ville d'adoption et l'importance de leur patrimoine familial dans la construction de notre mémoire et de notre patrimoine commun. Chaque élève recherche et partage un trésor de famille afin que chacun sente que son histoire fait partie de celle de la ville. Ce programme, qui est toujours en cours, a été mis en place en 2006 grâce à une subvention issue de l'Entente entre la Ville de Montréal et le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC).

10e anniversaire de l'Agenda 21 de la culture
En plus de cette soirée de prix, s'inscrivait plus globalement le 27e colloque annuel des Les Arts et la Ville et dont la Ville de Montréal était invitée à faire une présentation spéciale du nouvel Agenda 21 de la culture lancé par Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). Mme Manon Gauthier a ainsi prononcé une allocution afin de convaincre les maires et autres élus présents de s'engager à faire un Agenda 21 de la culture et à participer à la consultation internationale visant à actualiser ce document de référence mondiale qui positionne la culture au cœur du développement durable.


Andy Transport – Une patronne qui a du cran

par Kathy Noël

Andreea Crisan marche d'un bon pas dans la cour de gravier où sont stationnées les 150 semi-remorques d'Andy Transport, en bordure d'un grand boulevard de Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie. Les cailloux ne l'intimident pas, malgré ses talons aiguilles?!
Chic dans sa robe de style rétro, la femme de 25 ans aux longs cheveux blonds et au teint diaphane est bien davantage que la fille du fondateur, Ilie Crisan, 46 ans. La patronne au quotidien des 190 chauffeurs et employés de bureau d'Andy Transport, c'est elle?!
«Contrer la hausse du prix de l'essence est l'un de nos plus gros défis?», dit-elle en montrant les dernières acquisitions de l'entreprise de transport par camion: deux tracteurs routiers, profilés pour être le plus écoénergétiques possible, avec jupes contre le vent et rétroviseurs aérodynamiques. Tout pour ne pas noyer les profits dans un plein d'essence.
Ilie Crisan, un immigrant roumain, a fondé Andy Transport en 2001 peu après son arrivée au Canada. Au début, il était sous-contractant pour un transporteur. En 2006, ce client, frappé par la hausse du dollar canadien et la perte d'un important contrat aux États-Unis, lui annonce qu'il doit mettre fin à leur entente. «Nous avions deux possibilités: faire faillite ou risquer davantage en nous lançant nous-mêmes?», dit la jeune femme avec aplomb.
Andreea n'a que 15 ans quand son père choisit la deuxième option. Elle ne sait pas encore que neuf ans plus tard, diplôme de droit en poche, elle dirigera une entreprise dont le chiffre d'affaires doublera chaque année. «Tous les étés pendant mes études je venais travailler dans l'entreprise. La transition s'est faite naturellement, car j'ai grandi ici», dit-elle.
Pour expliquer l'incroyable croissance d'Andy Transport en si peu de temps, il suffit de préciser que l'entreprise livre, au Canada et aux États-Unis, de la marchandise non réfrigérée qui remplit les étagères de Dollarama, entre autres - au Canada seulement, Dollarama est le plus important exploitant de magasins à un dollar, avec près de 1 000 adresses.
Andreea Cisan insiste aussi sur la qualité du service à la clientèle et la fiabilité pour expliquer comment l'entreprise a réussi à survivre à la dernière récession, à la hausse du dollar canadien et aux règles douanières changeantes.
Elle aura cependant fort à faire au cours des prochaines années pour maintenir la croissance, puisqu'il y a une importante pénurie de chauffeurs de semi-remorques en Amérique du Nord. «Ce n'est pas un domaine sexy pour les jeunes. Nous embauchons surtout des nouveaux arrivants, qui ne parviennent pas à se trouver un emploi dans leur domaine d'études.»
La même route qu'avait prise son père, Ilie, avant de devenir entrepreneur…

Activité:            Fait du transport de marchandises
Chiffre d'affaires en 2013?:    entre 20 et 49,9 millions $
Nombre d'employés en 2013?:     190
Ventes hors du Canada en 2013?:    25 %
Croissance 2008-2013?:     366 %
« Les dépenses augmentent plus vite que les revenus, cette situation ne peut perdurer. Pour atteindre l'équilibre budgétaire, il faut aller à la structure même des dépenses. » a dit Martin Coiteux, président du Conseil du trésor.


Policiers à louer

par Marco Fortier

Photo: Michaël Monnier Le Devoir Le SPVM facture des clients notamment pour de la gestion de foule lors d'événements privés.

La Ville de Montréal compte augmenter ses revenus grâce à un programme controversé qui permet à des entreprises et à des organisations publiques de louer à fort prix les services de policiers municipaux.
L'administration du maire Denis Coderre augmente la pression sur le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui offre depuis une quinzaine d'années la possibilité de louer les services d'un agent de police. Ce programme peu connu du grand public a rapporté 3,8 millions de dollars en 2013, soit environ 1 % du budget du SPVM, a rapporté Radio-Canada.
Ce projet a déjà été considéré comme une vache à lait sous l'ancien chef Yvan Delorme, qui comptait générer d'importants revenus en commercialisant les services de la police. Le chef Marc Parent a ralenti la cadence du programme à son arrivée en poste en décembre 2010, mais le SPVM a tout de même loué ses services à 338 clients entre les années 2010 et 2014, révèlent des documents obtenus par Le Devoir grâce à la Loi sur l'accès à l'information.
La Commission de la sécurité publique recommande d'augmenter les activités commerciales de la police, en raison des difficultés budgétaires de la Ville.
Les ministères des Transports et de la Sécurité publique figurent parmi les principaux clients du SPVM. Des entreprises comme Power Corporation, Evenko, SNC-Lavalin et le Cirque du Soleil ont aussi loué les services de policiers municipaux. Plusieurs grands hôtels du centre-ville ont aussi signé des contrats avec le SPVM, notamment pour la présence de policiers aux fêtes du Nouvel An et pour le Grand Prix, qui sont les moments les plus houleux de l'année à Montréal.
Le géant de l'immobilier Ivanhoé Cambridge, qui exploite des centres commerciaux, a aussi payé pour la présence de policiers aux soldes du 26 décembre, qui attirent toujours les foules.
Plusieurs entreprises réquisitionnent des policiers pour assurer la fluidité de la circulation, notamment aux abords des chantiers routiers. Le MTQ, les ponts Champlain et Jacques-Cartier et une série de firmes de construction — dont aucune n'a été citée à la commission Charbonneau pour des malversations — sont aussi parmi les clients du SPVM. Les tournages de films requièrent eux aussi la présence de policiers pour détourner la circulation. Les producteurs des séries 19-2, Unité 9 et des films Café de Flore et Starbuck, entre autres, ont payé pour les services du SPVM.
La Fraternité des policiers et policières de Montréal est à l'aise avec le programme tel qu'il est appliqué actuellement. « Il y a quelques années, il y avait des plans démentiels pour générer des revenus importants pour la Ville. Ça n'avait aucun sens, aucune commune mesure. Le SPVM est un service public, pas une entreprise commerciale. Il y a des limites à ne pas dépasser », dit Martin Desrochers, directeur des communications de la Fraternité. Les policiers sont d'accord avec les balises éthiques mises de l'avant par le SPVM pour éviter les conflits d'intérêts.



Communauté des Premières Nations invite les Canadiens à découvrir la vie sur une réserve

Les résidents de Big Trout Lake, une mouche en réserve 600 km au nord de Thunder Bay, Ont., Veulent que les Canadiens ordinaires pour voir le bon et le mauvais de leur vie.
La communauté éloignées de l'Ontario de Kitchenuhmaykoosib Inninuwug est de nouveau ouvert ses portes, invitant les Canadiens à passer une semaine dans leur réserve à l'expérience de la bonne, comme ce feu de camp, et le mauvais, comme le manque de logements, à leur réserve 600 km au nord de Thunder Bay .
Foi McKay se tenait près de la piste d'atterrissage en gravier devant sa distance réserve Ontario, en regardant la tache sombre dans le ciel du nord grandir dans un plan de turbopropulseurs, approche à grands pas.
Étrangers comme de parfaits bientôt déposés sur le tarmac de fortune que le calme jour Juin - sur le point de passer la meilleure partie de la semaine dans sa petite mouche dans la réserve 600 km au nord de Thunder Bay - elle sentit un profond sentiment d'accomplissement.
Elle a également été terrifié.
«Je me disais, 'Oh mon Dieu, qu'avons-nous fait?" McKay, 25 ans, dit avec un petit rire. "Ils ont juste continué à venir de l'avion."
Ce qui a commencé comme une idée simple mais farfelu imaginé par quelques-uns des jeunes adultes de la réserve - «Pourquoi ne nous invitons pas que les Canadiens dans notre communauté? - Devenu la réalité de près de quatre douzaines de personnes à travers le pays par ordre décroissant sur la grande Trout Lake, ou en oji-cri, Kitchenuhmaykoosib Inninuwug.
La visite a été confirmée de veille No More, un mouvement de protestation pour sensibiliser sur les questions des Premières nations, y compris la pauvreté endémique, le suicide des jeunes et l'abus de droits issus de traités, finalement provoquant une grève de la faim par Theresa Spence, chef de la Première nation d'Attawapiskat.
McKay, avec trois autres jeunes adultes de la communauté, voulait que l'on appelle les «Canadiens ordinaires» de continuer à apprendre sur les problèmes des Premières nations, mais aussi de comprendre les avantages de la vie sur la réserve.
Le groupe a également pour objectif de briser les stéréotypes, dit McKay, "comme étant simplement considérée comme alcooliques, toxicomanes, paresseux, ou comme vivant hors du gouvernement."
Avec l'aide du Rotary Club de Toronto et Ingénieurs sans frontières, ainsi que le cinéaste Ottawa Andrée Cazabon - dont le documentaire Third World Canada a présenté déplorables conditions de vie et de hauts taux de suicide de la réserve - McKay et trois autres jeunes adultes a commencé une planification de plusieurs mois traiter pour ce qu'ils appellent une «bourse de réconciliation du Nord."
Ils ont trouvé un foyer dans la communauté à billettes clients, les activités prévues telles que la pêche et la baignade, repas communautaires traditionnels organisés et des visites prévues des centres importants.
Peut-être la plus difficile de tous, ils ont convaincu la réserve d'ouvrir à des gens qu'ils craignaient pourrait les juger.
«Au sein de notre communauté, nous avons eu des sceptiques", a déclaré McKay. «Ils pensaient que les Canadiens ordinaires venaient ici pour nous juger, et ils avaient honte des conditions de vie, tout."
"Mais comme les jours passaient, ce n'était rien comme ça."
La visite s'est très bien passé, engendrant à la fois la compréhension mutuelle et l'amitié, que la communauté étend une invitation aux Canadiens cet été.
Jusqu'à 50 personnes peuvent faire le voyage à "KI", prévue pour 1 au 7 août et un coût estimé à $ 2,900 par personne, un montant couvrant chambre, pension, transport et activités. Les commanditaires de cette année comprennent également la Fondation Trillium, la Fondation Michaëlle Jean et l'Université Nipissing.
Gestionnaire d'investissement John Andras est l'un des membres du Rotary Club de Toronto qui ont fait le voyage l'année dernière, et dit qu'il était «changement de vie».
"Nous avons mangé ensemble, les visiteurs et les membres de la communauté de même, se régalant de langue orignal, le caribou, l'oie sauvage et le touladi. Nous avons ri, joué, chanté et se réjouirent de notre humanité commune », écrit-il dans une pièce réflexion sur l'expérience.
Fatih Yegul, vice-président exécutif de l'Institut de dialogue interculturel et un autre visiteur KI l'été dernier, a dit tout le monde était un peu hésitant dans les premiers jours, hésitants sur la façon d'apprendre à connaître l'autre.
Mais après quelques repas ensemble et quelques visites dans la réserve, y compris l'école et le centre de santé local, les résidents et les visiteurs ont augmenté confortable.
"Nous avons vraiment commencé à mélanger, et après un certain temps, nous avons commencé à devenir amis", a déclaré Yegul.
Une des expériences qui sont restés avec lui était une activité illustrant un problème majeur dans les signatures de traités: les barrières linguistiques qui signifiait que les gens des Premières nations ont mal compris les accords avec le gouvernement du Canada. Yegul dit a été demandé au groupe de signer un accord écrit en ojibway, qui peu le groupe a parlé.
"C'était vraiment frappant," at-il dit.
Janet MacDougall fait le voyage après avoir vu un article du Star l'année dernière de dire aux gens du voyage. Un ancien bénévole avec la Société d'aide à l'enfance du comté de Simcoe, elle était intéressée à voir de première main les conditions de vie similaires à celles de nombreux enfants qu'elle a aidé auraient connu.
Même si elle a vu un grand nombre de luttes de la communauté est confrontée, y compris une pénurie de logements dramatique, le manque d'emploi, la pauvreté et plus, elle a également gagné une appréciation pour le sens de la communauté dans la réserve et son lien avec la nature.
Elle a particulièrement apprécié vivre avec un couple local et leurs trois enfants. La famille s'ouvre à elle et l'accueillit comme un des leurs, dit-elle.
"Il était le changement de la vie, il était vraiment," dit-elle. «Je suis tellement heureux que je suis."
Les personnes intéressées à en savoir plus peuvent contacter Cazabon à productionscazabon@me.com.

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