Lyra - en français

Maestro François-Robert Girolami, soyez le bienvenu dans la Ville de Brancusi !
par Prof. dr. Mihaela Sanda Popescu



Le 21 Février 2014, au Théâtre "Elvira Godeanu" nous avons connu la joie d'un spectacle total, musique, poésie et ballet. Leur entrelacement est unique comme Brancusi qui reste unique pour nous et tout  le monde. Ce spectacle est dédié au grand sculpteur, car le 19 février, nous célébrons 138 années de sa naissance.
Pour le commencement, on écoute la création du violoncelliste, chef d'orchestre et compositeur, Mircea Suchici, „Ballade de Jiu", inspirée par les vers du poète Ion Popescu Bradiceni; l'interprétation de l'acteur George Draghescu donne  plus de sensibilité à ce moment. Brancusi a vécu à Paris comme citoyen romain et pour des raisons bien connues, il meurt comme citoyen français; la présence du chef d'orchestre français François-Robert Girolami devient le signe d'un espace du coeur de l'artiste.
Francois-Robert Girolami, Musicien et Philosophe il est un Chef d'Orchestre particulilèrement spécialisé dans l'Art Lyrique. Il poursuit sa carrière européenne sans avoir renoncé à ses travaux de recherches philosophiques. Originaire de Haute-Corse, François-Robert Girolami a effectué ses études musicales au Conservatoire National Supérieur de Paris, dont il est titulaire de plusieurs prix, et à l'Ecole Normale de Musique. Il a étudié la Direction d'orchestre avec les maîtres Pierre Dervaux, Igor Markevitch et Léonard Bernstein. Au cours de sa carrière musicale, il a été appelé à diriger de nombreux ensembles européens: Orchestre National de l'Opéra de Monte-Carlo, Ensemble orchestral de Paris, Orchestre de l'Opéra de Marseille, Orchestre de l'Opéra de Nancy, Orchestre National d'Haiffa, Orchestre de la Radio de Zagreb, Orchestre contemporain de Rome, Orchestre lyrique de Lombardie, Orchestre de Castille-Léon, Orchestre de l'Opéra de Budapest, Orchestre de l'Opéra de Sofia… Il a conduit les plupart des ouvrages du répertoire lyrique dans les Théâtres et Festivals :d'Autriche (Salzbourg, Freidrich), d'Allemagne (Cologne, Aix-la-Chapelle, Bonn), de Belgique (Bruxelles, Anvers), d'Angleterre (Colchester), d'Espagne (Barcelone, Tarragone, Valladolid, Séville, Gênes, Ubeda), d'Italie (Turin, Florence, Bologne, Adria, Bolzano, Livourne, Gênes, Como, Brescia), de Russie (Moscou), de Géorgie (Tbilissi), de Paris (Théâtre du Châtelet)… ainsi que les musiciens de l'Orchestre de l'Opéra de Paris.Il a créé "le Bal Masqué" de Poulenc dans l'enceinte du Théâtre de la Scala de Milan, à l'occasion de l'exposition française du Musée Historique. Il reçoit alors un cadeau des mains du Professeur Tintori, un exemplaire autographe du manuscrit du "Requiem" de Puccini avec mission d'en réaliser la réécriture et la création.
Il a créé des œuvres contemporaines pour Radio-France, et donné des concerts aux Télévisions françaises, flamandes, espagnoles et russes. Il a aussi écrit des musiques de films, des oeuvres symphoniques et oratorios. Sa discographie est riche d'enregistrements originaux. Diplômé de l'Université en Philosophie, il a enseigné cette matière en Lycées d'Etat et à l'Université de Provence. Il exerce actuellement les fonctions de Directeur Musical Associé de l'Orchestre Philharmonique National de Sibiu et de l'Opera de Craiova (Roumanie). Il dirige de nombreux orchestres roumains depuis 1981. Conférencier à la Faculté de Philosophie il a publié des textes qui font autorité sur Machiavel, Grotius, Clausewitz, Tocqueville, Les Lumières.
Sous la baguette de  Girolami, la musique nous a transportés vers le « Poème pour violoncelle et orchestre à cordes » , compositeur Mircea Suchici inspiré par la poési de Nina Voiculescu et Spiridon Popescu. Les jeunes acteurs,  Madalina Ciobanuc et Cosmin Brehutza ont transformé la musique en poésie.
« Coppélia – valse » de Léo Delibes apporte sur la scène une grande ballerine, Liliana Tabus du Théâtre Fantazio de Constanta;  à Tg – Jiu, elle donne vie à une véritable école de ballet.
Jeune lauréate, Daniela Popescu, du Collège National des Arts Dinu Lipatti - Bucarest (la classe de Mme Georgeta Ionescu), et la découverte de l'École Populaire d'Art (prof. Aurel Popescu) interprète l'aire de Laurette de l'opéra "Gianni Schicchi" et l'aire de Musette de l'opéra "La Bohème" de Giacomo Puccini Représentant du vérisme italien, Puccini avait une appréciation particulière pour les artistes lyriques roumains: le ténor Grigore Gabrielescu a été choisi pour la première mondiale de l'opéra « Edgar » ( rôle pricipal) et Hariclea Darclée, pour la première mondiale de l'opéra "Tosca", le rôle-titre. Hariclea Darclée lui a suggéré d'introduire une airs de soprano pour le deuxième acte;  c'est ainsi que naquit la célèbre aire « Vissi d'arte ».
" Concierto de Aranjuez " pour guitare et orchestre évoque  le drame de la vie du compositeur espagnol Joaquín Rodrigo (1901-1999), devenu aveugle à l'âge de trois ans. Il a souhaité que son concerto transporte l'auditeur dans un autre espace et un autre temps. Il dit que son œuvre capture « les fragrances des magnolias, le chant des oiseaux, et les ruissellements des fontaines » du jardin d'Aranjuez; c'était aussi une évocation des jours heureux de la lune de miel.
Nous avons eu l'occasion d'admirer le guitariste soliste, Stan Zamfirescu, membre du célèbre Trio-Zamfirescu ; les frères Georgeta,  Ionut et Stan Zamfirescu sont largement reconnus comme les meilleurs joueurs de guitare en Roumanie, les titulaires de premiers prix à toutes les compétitions nationales, leur succès retentissant en Europe. Le célèbre "Adagio" a électrisé la salle et le public n'a jamais pris en compte la règle d'applaudissements à la fin.
Le violoncelliste Mircea Suchici interprète "Elégie" de Gabriel Fauré . Forme tripartite (ABA) , elle a été conçue dans le cadre d'une sonate pour violoncelle, inachevée.  Fauré l'a dédiée au violoncelliste français Jules Loëb. Sa mélancolie est un message d'amour qui nous enveloppait comme un vol magnifique.
Nous adressons nos remerciements au directeur Viorel Garbaciu, aux collaborateurs de Ramnicu-Vâlcea et, surtout, au cher maestro François Robert Girolami dont la présence signifie l'une des patries du cœur de Brancusi.
Brancusi disait: « Voyez-vous ces papillons? Tout le monde a les vêtements tachetés du pollen de mes  pierres ».

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